BlueGriffon — Un éditeur HTML5 & CSS3 WYSIWYG avec des morceaux de Firefox

Après ma longue liste commentée des éditeurs HTML plus ou moins WYSIWYG, voici mes premières impressions sur BlueGriffon. C’est un éditeur HTML complètement WYSIWYG dont l’affichage est confié au moteur de rendu qui équipe le navigateur Firefox. Le créateur s’y connait, puisqu’il s’agit de Daniel Glazman (@glazou pour les intimes) qui travaillait déjà sur Composer, l’éditeur HTML de la suite Netscape, puis sur Nvu dans le cadre de Disruptive Innovations. Il fait partie du groupe de travail de normalisation du langage CSS au W3C : c’est un vrai spécialiste des CSS.

BlueGriffon : un éditeur HTML5 et CSS3 WYSIWYG prêt pour WAI-ARIA pour créer vos pages web directement dans l’éditeur !
«Un éditeur Web dernière-génération basé sur le moteur de rendu de Firefox»

Prêt pour ARIA, HTML5 et CSS3

La particularité de BlueGriffon est d’entrer dans la modernité en prenant en charge HTML5 et CSS3. Il est possible d’appliquer à vos balises HTML un rôles ARIA parmi les 73 options disponibles dans une liste déroulante. Les styles CSS sont accessibles depuis le panneau «Propriétés de style» qui propose d’appliquer les CSS de manière intuitive à l’aide de menus déroulants, de sélecteurs de couleurs, de cases à cocher et d’options à sélectionner.

Bref, on se croirait presque dans Dreamweaver, le support des CSS3 (colonnes, dégradés, ombres portées, etc.) en plus. L’application des styles s’effectue au choix, sur un identifiant, une classe ou un style en ligne. A noter que les styles appliqués depuis les menus déroulants en dehors du panneau de style produisent des styles en ligne, comme le centrage des éléments, par exemple.

Le côté WYSIWYG de BlueGriffon ne vous empêchera pas de basculer vers le mode «Source» pour voir à quoi ressemble le code qui est relativement propre et clair, même si l’on trouve ça et là, des retours chariots intempestifs sous forme de balises BR. J’aurais préféré que le logiciel utilise des paragraphes par défaut, à modifier selon les besoins par la suite.

FontSquirrel et Google Font Directory

BlueGriffon permet de choisir directement les polices de caractère issues de FontSquirrel et de Google Font Directory. Pour le premier, Bluegriffon va même jusqu’à télécharger le kit comprenant la police de caractère choisie sous les différents formats nécessaires pour en garantir l’affichage sur tout les navigateurs, ce qui est très, mais alors très intéressant. D’autant plus que la police de caractère choisie est prévisualisée en Direct live. Je vous recommande fortement la lecture des Bonnes pratiques pour les déclarations @font-face pour aller plus loin sur l’utilisation de de la propriété Font Face.

Extensions

Il est possible d’ajouter des modules externes à BlueGriffon pour la modique somme de 29,26€ TTC jusqu’à la sortie de la version 1.0 : mode plein écran, compteur de mots, insertion de bouts de code en un clic, gestion d’une boite à outils, gestion des formules MathML et LaTeX, gestion des tableaux. Par ailleurs, des gestionnaires de modèle, de projet, de script et de WebFonts sont actuellement en projet.

Glop, pas glop

Un des points fort du logiciel est l’application des feuilles de styles externes à l’ouverture d’un document, ce qui rend BlueGriffon intéressant pour modifier les textes contenus dans un document complexe sans se perdre dans les méandres du code. En ce qui concerne la méthode de travail avec un éditeur vraiment WYSIWYG on peut dire qu’après le design dans le navigateur, BlueGriffon inaugure peut-être le design dans l’éditeur HTML. A quand une fusion entre un logiciel comme Gimp et BlueGriffon pour créer et intégrer dans la foulée ?

Malgré tout, cette première prise de contact avec BlueGriffon se solde par un avis mitigé : j’ai l’impression que les professionnels du web ne seront probablement pas comblés et que les débutants ne parviendront pas vraiment à faire ce qu’ils veulent. Toutefois, l’auteur est réactif et nul doute que ce logiciel va progresser !

BlueGriffon en bref

N’hésitez pas à partager vos impressions sur l’intérêt du WYSIWYG en matière d’intégration web en général et sur BlueGriffon en particulier.